<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-31536826</id><updated>2011-04-22T01:32:39.314+02:00</updated><title type='text'>A l'orme bleu</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Scarbo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11608306024668239773</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.megapsy.com/Peinture_moderne/images/043Picasso.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>18</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31536826.post-115706042093824120</id><published>2006-08-31T23:21:00.000+02:00</published><updated>2006-08-31T23:40:21.006+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le 31 août 2006 ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1202/3420/1600/Schiele_%20Autoportrait.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1202/3420/320/Schiele_%20Autoportrait.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  Alors voilà. Mon abonnement internet prend fin cette nuit, et ne sera remplacé qu'un peu plus tard. Sans compter que dans deux jours, je retourne à Paris pour la prépa. Ce qui veut dire que je ne posterai plus beaucoup. Tant pis. Je ne sais combien de blogs j'ai commencé de cette façon, pour abandonner - ou en changer - peu de temps après. Peu importe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mais c'était bien. Et puis je reviendrai de temps en temps, pour quelques mots peut-être. Chère Cavatine, quel plaisir de t'avoir inopinément (re)trouvée ici. Astrid, c'était agréable d'échanger ces courts messages. L'une comme l'autre, si l'envie vous en prenait, il y a mon adresse msn dans la "sidebar". J'aimerais bien continuer à vous parler de temps en temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Comme a dit Ionesco, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Seul l'éphémère dure." &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31536826-115706042093824120?l=lorme-bleu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/feeds/115706042093824120/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31536826&amp;postID=115706042093824120' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115706042093824120'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115706042093824120'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/2006/08/le-31-aot-2006.html' title=''/><author><name>Scarbo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11608306024668239773</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.megapsy.com/Peinture_moderne/images/043Picasso.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31536826.post-115689008069339213</id><published>2006-08-30T00:20:00.000+02:00</published><updated>2006-08-30T00:22:44.726+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Le 30 août 2006...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chemin s’arrête&lt;br /&gt;ici,&lt;br /&gt;longtemps parcouru.&lt;br /&gt;On voit un&lt;br /&gt;port, au loin, un&lt;br /&gt;arbre en fleurs,&lt;br /&gt;on voit aussi la mer, noire, et&lt;br /&gt;la barque d’un pêcheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le chemin s’arrête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais longtemps marché pourtant,&lt;br /&gt;seul, et l‘hiver&lt;br /&gt;se condensait à mes lèvres. Chaque&lt;br /&gt;pas, chaque&lt;br /&gt;souffle&lt;br /&gt;à peine retenu, chaque&lt;br /&gt;ombre du soir tardif&lt;br /&gt;savait cela, et moi je l‘ignorais&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;que le chemin s’arrête un jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entendais la lande désertique et&lt;br /&gt;ses buissons touffus, ses&lt;br /&gt;touffes de bruyère, je l’entendais&lt;br /&gt;grignoter le chemin, à force de&lt;br /&gt;patience, et me scruter de ses&lt;br /&gt;millions d’yeux sauvages et verts,&lt;br /&gt;quand vient la nuit. J’entendais&lt;br /&gt;le ciel neutre, ses oiseaux solitaires, je&lt;br /&gt;l’entendais peser, de toute sa masse infinie de grisaille,&lt;br /&gt;pour qu’il finisse - mais moi&lt;br /&gt;j’avais le temps pour moi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or le chemin s’arrête&lt;br /&gt;ici,&lt;br /&gt;longtemps parcouru.&lt;br /&gt;Même si l’on voit un&lt;br /&gt;port, au loin, un&lt;br /&gt;arbre en fleurs,&lt;br /&gt;et même aussi la mer, noire, et&lt;br /&gt;la barque d’un pêcheur - il&lt;br /&gt;s’arrête,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le chemin s’arrête ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut croire,&lt;br /&gt;croire que le temps&lt;br /&gt;a retourné sa veste et qu’il n’avait que faire,&lt;br /&gt;que faire,&lt;br /&gt;d’un promeneur, je ne suis&lt;br /&gt;qu’un simple promeneur -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;un arpenteur de rêves.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31536826-115689008069339213?l=lorme-bleu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/feeds/115689008069339213/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31536826&amp;postID=115689008069339213' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115689008069339213'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115689008069339213'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/2006/08/le-30-aot-2006.html' title=''/><author><name>Scarbo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11608306024668239773</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.megapsy.com/Peinture_moderne/images/043Picasso.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31536826.post-115667398857925942</id><published>2006-08-27T12:18:00.000+02:00</published><updated>2006-08-27T12:19:48.586+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans la nuit du 26 au 27 août 2006...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un soir d'août, au pub. La musique est trop forte et nous empêche de parler. Je frappe doucement, pour plus de précision. Mes coups font mouche à chaque fois - les rouges disparaissent une à une de la table de billard. Et l'eau gémit doucement contre les digues ; une vieille coque, à l'abandon, rebondit sur le béton au rythme des vagues. Je me laisse faire sans bien savoir pourquoi. Ma bière descend petit à petit. La fumée de ma cigarette s'égare en volutes grises dans la lumière tamisée. Je me laisse faire et je rentre la dernière rouge, calmement. Reste la noire. Voici que Chopin fait tout trembler, soudainement la nuit s'engouffre ; et c'est sous la lumière vacillante d'un lampadaire jaune qu'elle m'embrasse. Je me laisse faire sans bien savoir pourquoi. J'écrase la braise brûlante dans un cendrier noir. Et je me prépare à frapper encore une fois. La noire attend dans un coin de la table verte, la blanche est prête, posée, il ne me reste qu'à donner assez d'angle en arrondissant le coup, veiller à la toucher un centimètre sous le centre, en enveloppant le geste pour qu'elle tourne sur elle-même, sans me soucier du piano qui s'affole en si bémol majeur. Elle dit qu'il faut y aller et me serre contre elle, comme pour un adieu, mais ses lèvres trouvent mon cou, presque ma nuque, et s'accrochent, ses lèvres, malgré mes cheveux que le vent blesse, malgré la mer si proche qui oscille comme un oiseau malade, et ses lèvres trouvent enfin mes lèvres, ses lèvres brûlent ma peau, ses lèvres qui tremblent "parce que j'ai froid mais pas seulement". Le geste part, sec, déterminé, trouve la blanche qui percute la noire et l'envoie cogner une bande de la table, pour qu'elle rentre finalement, cette noire. Partie gagnée. Par-dessus son épaule, je vois le port qui s'ouvre sur le large, et le grand phare tranquille. Je me laisse faire. Je me laisse porter sans heurts vers cet espace immense, qu'on dirait infini. Une dernière gorgée blonde, ma bière est vide. Je fume dans cette pièce saturée de musique et de rires. Une femme descend vers moi, c'est Mme Dalleray. Juste un soir d’août, au pub, une ballade près du port avec elle, une partie de billard avec F ; juste ça. Et maintenant ces foutues Nocturnes de Chopin. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31536826-115667398857925942?l=lorme-bleu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/feeds/115667398857925942/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31536826&amp;postID=115667398857925942' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115667398857925942'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115667398857925942'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/2006/08/dans-la-nuit-du-26-au-27-aot-2006_27.html' title=''/><author><name>Scarbo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11608306024668239773</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.megapsy.com/Peinture_moderne/images/043Picasso.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31536826.post-115649715401416189</id><published>2006-08-25T10:47:00.000+02:00</published><updated>2006-08-25T11:12:34.060+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;  Le 25 août 2006...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;... c'est mon anniversaire. Dix-neuf ans, aujourd'hui : l'occasion d'un bilan rétrospectif (et introspectif), mois par mois, de toutes ces années ! - non, je plaisante. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Tiens, et le soleil pointe le bout de son nez, pour la première fois depuis longtemps. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Et qu'est-ce que Scarbo va faire, le jour de son anniversaire ...?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;- Un dm de maths qui traîne, un peu d'éco sans doute, de la socio. Ah, et le gâteau tout de même : quelques pages de Balzac avant de s'endormir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute façon, les anniversaires, ça ne m'a jamais rien fait ; sauf cette fois où j'avais reçu une carte anonyme. Ah non, en fait c'était pour la Saint-Valentin. Donc ça ne m'a vraiment &lt;span style="font-style: italic;"&gt;jamais &lt;/span&gt;rien fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous pensez qu'on peut mettre des bougies sur un dm de maths ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Je vous dis de m'aider,&lt;br /&gt;Monsieur est lourd.&lt;br /&gt;Je vous dis de crier,&lt;br /&gt;Monsieur est sourd.&lt;br /&gt;Je vous dis d'expliquer,&lt;br /&gt;Monsieur est bête.&lt;br /&gt;Je vous dis d'embarquer,&lt;br /&gt;Monsieur regrette.&lt;br /&gt;Je vous dis de l'aimer,&lt;br /&gt;Monsieur est vieux.&lt;br /&gt;Je vous dis de prier,&lt;br /&gt;Monsieur est Dieu.&lt;br /&gt;Eteignez la lumière,&lt;br /&gt;Monsieur s'endort.&lt;br /&gt;Je vous dis de vous taire,&lt;br /&gt;Monsieur est mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Géo Norge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Joyeux anniversaire...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31536826-115649715401416189?l=lorme-bleu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/feeds/115649715401416189/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31536826&amp;postID=115649715401416189' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115649715401416189'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115649715401416189'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/2006/08/le-25-aot-2006.html' title=''/><author><name>Scarbo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11608306024668239773</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.megapsy.com/Peinture_moderne/images/043Picasso.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31536826.post-115633520715104430</id><published>2006-08-23T13:26:00.000+02:00</published><updated>2006-08-23T20:28:22.363+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Le 23 août 2006, plus tard...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  C'est un matin de grand soleil, un matin de juillet. Les rues de Paris s'éveillent. C'est un matin de mémoire. Et c'est d'abord - ainsi j'ai vu, ainsi je raconte - le cercle de quelques oiseaux gris délimitant un carré de ciel autour de la place Saint-Michel, - le rugissement féroce des voitures en meute dans la vieille ville, - et mon reflet bouillonnant sur l'eau de la fontaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est ensuite - ainsi j'ai entendu, ainsi je raconte - le strident rire édenté d'une vieille femme affalée dans un coin, fripée comme un tas de chiffons sales, - les soupirs las d'un gros marchand dont les confiseries délaissées suintent amèrement dans l'étal, - et ma respiration trop courte lorsqu'elle approche, lorsque ses pas aigus crèvent la foule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est enfin - ainsi s'acheva le rêve, ainsi je raconte - un képi bleu précipité au sol en hâte, son sifflet dispersant les oiseaux, - une enfant effrayée hurlant sa peur aux faces noires des  silencieuses gargouilles, - et moi debout, figé comme l'une d'elles, la langue raide, lourde, les bras secs tels des brindilles de pin, moi que des mains inconnues éloignent de la tache de cheveux bruns qui, déjà, semble  rougir l'asphalte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31536826-115633520715104430?l=lorme-bleu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/feeds/115633520715104430/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31536826&amp;postID=115633520715104430' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115633520715104430'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115633520715104430'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/2006/08/le-23-aot-2006-plus-tard.html' title=''/><author><name>Scarbo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11608306024668239773</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.megapsy.com/Peinture_moderne/images/043Picasso.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31536826.post-115628772775121303</id><published>2006-08-23T00:38:00.000+02:00</published><updated>2006-08-23T01:02:07.760+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Le 23 août 2006...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est quelque chose comme 00h34. Je viens de rentrer de la plage, où j'ai usé ma guitare toute la soirée, sous un tapis d'étoiles. Il fait frais, c'est agréable. La mer aussi, sa douce respiration, basse, son odeur un peu amère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'écoute &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Parachutes&lt;/span&gt; une énième fois, je ne m'en lasse pas. J'ai laissé Balzac à l'abandon sur la table du salon, dans le bow-window.  Je me laisse aller simplement,  en attendant le sommeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis un incorrigible insomniaque. Je pense qu'il y a quelque chose d'inconscient là-dessous - mon tempérament nocturne, sans doute. Mais je pense trop. Conséquence immédiate, je ne dors pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens d'un poème, écrit un soir pareil à celui-ci, pour celle que j'aimais alors. Il s'appelait &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Temps de toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: times new roman; font-weight: bold;"&gt;Temps de toi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;Ton regard a l'étonnante circonvolution&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;br /&gt;de ce qui m'échappe encore au creux de tout visage.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;br /&gt;Tes lèvres, l'évidence douce&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;br /&gt;de l'habitude.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te dessine en mémoire et comme à l'aveuglette,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;br /&gt;d'un trait de solitude : toi c'est&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;br /&gt;l'espace qui m'encercle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;Boucle bouclée, corps enchaînés ; c'est toi&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: times new roman;"&gt;&lt;br /&gt;l'étreinte que je cherche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; color: aqua;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31536826-115628772775121303?l=lorme-bleu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/feeds/115628772775121303/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31536826&amp;postID=115628772775121303' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115628772775121303'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115628772775121303'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/2006/08/le-23-aot-2006.html' title=''/><author><name>Scarbo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11608306024668239773</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.megapsy.com/Peinture_moderne/images/043Picasso.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31536826.post-115619917099498339</id><published>2006-08-22T00:24:00.000+02:00</published><updated>2006-08-22T00:26:11.006+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;  Le 22 août 2006...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;On s'arrête, on a trop&lt;br /&gt;marché, trop veillé peut-être&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;peut-être pour rien et c'est déjà comme&lt;br /&gt;un repos de dire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;qu'on s'arrête, peut-être que le temps&lt;br /&gt;va s'arrêter avec nous&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;c'est un jour gris, un jour&lt;br /&gt;quelconque, il y a&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;quatre corbeaux sur un arbre, je le dis&lt;br /&gt;juste pour dire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;que je ne suis pas mort, quelle&lt;br /&gt;importance, quatre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;corbeaux, un arbre, moi&lt;br /&gt;devant&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et la terre qui n'en finit pas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Claude Esteban&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31536826-115619917099498339?l=lorme-bleu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/feeds/115619917099498339/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31536826&amp;postID=115619917099498339' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115619917099498339'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115619917099498339'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/2006/08/le-22-aot-2006.html' title=''/><author><name>Scarbo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11608306024668239773</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.megapsy.com/Peinture_moderne/images/043Picasso.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31536826.post-115555554169572824</id><published>2006-08-14T12:28:00.000+02:00</published><updated>2006-08-18T00:14:59.156+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le 14 août 2006...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; Très simplement j'ai avalé un oeuf, vu le monde par des yeux d'autruche et balancé mon verre contre un mur. Et j'aimais ça, simplement toujours, la pluie réfractée dans les éclats tranchants, les mots que toi tu disais vaguement mais qui tournaient en rond et qui se recroquevillaient.  Et moi je gobais tout. En fait ce n'est pas compliqué. J'ai compris qu'avec la tête dans un tas de sable on ne pense pas pareil. Et donc par la suite on ne parle pas pareil. On ne parle même pas d'ailleurs - on pond. Oui, on pond. Le cul bien au chaud.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Et tu as beau me picorer les joues. Tu n'arrêtes pas de pondre. Les oeufs se suivent, les oeufs se ressemblent. Moi j'avale, péniblement, tout ce que je peux, le jaune noyant mes lèvres, et la nacre opaque du blanc comme solidifiée dans ma gorge, qui m'étouffe, lentement...  J'avale cette substance amèrement nutritive. C'est la revanche de l'oie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;J'ai balancé mon verre contre un mur. Il était vide ou plein, je ne sais plus, d'un liquide alcoolisé qui m'aiderait à supporter la nuit et sa lancinante plainte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Sa solitude.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Et les taxis sursautaient entre les ponts parisiens, butaient contre des trottoirs flous ; mais la grande image s'est allumée là-haut dans le cadre de deux immeubles torves, sur un ciel s'ouvrant à l'échappée dans les étoiles. Alors j'ai saisi ton cou - j'ai étranglé cette volaille bruyante. Je t'ai plumée, mise nue devant tous, sur l'avenue froide. Et je t'ai dit regarde, regarde ! Tu ponds un oeuf, encore un. Mais moi j'avais déjà balancé mon verre contre un mur et je n'étais pas d'humeur, il n'y avait plus d'alcool. J'ai donc saisi l'image divine qui fendait le ciel, je l'ai comme aspirée et je t'en ai couverte après t'avoir cousu les lèvres.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Enfin j'ai pu te vénérer. Tu te tenais droite et forte, la tête haute, au-dessus des cadavres qui peuplaient la rue. Tu ne disais rien, et tu dégageais ainsi tant de vapeur énigmatique, tant d'évanescence, que je craignais de te perdre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je t'ai finalement trainée dans un sordide hôtel - j'allais posséder ma déesse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31536826-115555554169572824?l=lorme-bleu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/feeds/115555554169572824/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31536826&amp;postID=115555554169572824' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115555554169572824'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115555554169572824'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/2006/08/le-14-aot-2006.html' title=''/><author><name>Scarbo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11608306024668239773</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.megapsy.com/Peinture_moderne/images/043Picasso.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31536826.post-115548326266100123</id><published>2006-08-13T16:48:00.000+02:00</published><updated>2006-08-15T01:13:59.463+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-family: courier new;font-size:130%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; Le 13 août 2006...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: courier new;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Je me réveille aujourd'hui le coeur du mauvais côté. Qu'importe ? J'ai du coeur à revendre. J'en ai jusqu'aux yeux, jusqu'au bout des doigts ! Frôle-moi, vas-y. Touche-moi. Je ne casserai pas, promis. Je suis du genre costaud, tu sais. Vas-y, frappe-moi si tu y tiens - pas de faux-semblants entre nous. Fais tout ça, de toute ton âme, mets-y le piquant, l'épice, le sel ; balance ta joie et toute ta rage dedans ; détache-toi de cette putain d'enveloppe qui s'apprête à te timbrer pour t'expédier à tambouctou via colis recommandé - tu n'as pas besoin de recommandation, regarde-toi ! tu es jeune, tu es beau, oui, tu es belle ! tu crèves de le crier au monde ; alors crie ! Secoue cette langueur : le mal de vivre c'est bon pour les poètes et tous les autres suicidaires,  mais toi, enfin, toi ça ne te sert à rien... Toi t'exploses de vie ! Et dans dix ans, tu regretteras d'avoir écouté les autres. Tu regretteras d'avoir laissé dormir l'autre toi, celui qui se moque bien de tout ce qu'ils pensent, et de l'avoir étouffé dans les années qui passent - elles passent si vite ! Dans dix ans. Lâche cette belle gueule d'ange que tu traines derrière toi, vas-y, grimace un peu pour voir. Vas-y, bois cette bouteille. Fume cette clope. Vas-y, embrasse-la ! Elle t'attend, ses yeux brillent, elle te regarde. - Oui, caresse-le. Fais-lui oublier ses potes, son monde, prends-le par les mains et fais-le tournoyer plus vite, pour qu'il ne voie que toi... Frissonne, laisse-toi envahir. La vitesse monte, un coup de grisou, les cheveux ébouriffés par sa main, par le vent qui souffle en tempête dehors, par la vague qui est revenue d'un bond, par ce plongeon, cette pluie, ces flammes bleues qui volent, par cet ouragan d'or !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vas-y. Dis-le. Crie-le. Tout le monde doit l'entendre. Elle doit l'entendre. Il doit l'entendre. Je dois l'entendre. Fais-le. Vas-y.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;Ceci n'est pas une erreur de publication.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31536826-115548326266100123?l=lorme-bleu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/feeds/115548326266100123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31536826&amp;postID=115548326266100123' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115548326266100123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115548326266100123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/2006/08/le-13-aot-2006.html' title=''/><author><name>Scarbo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11608306024668239773</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.megapsy.com/Peinture_moderne/images/043Picasso.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31536826.post-115496655967903742</id><published>2006-08-07T17:59:00.000+02:00</published><updated>2006-08-07T18:02:39.690+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;font face="georgia"&gt;Le 7 août 2006...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Circonstances. Les circonstances ne sont pas bonnes. Peut-être qu'avec d'autres circonstances... qui sait ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois je me dis que mes pensées ressemblent à des courants littéraires. Par exemple, j'ai eu ma période romantique, comme tout un chacun. Et puis il y a eu l'abstraction, l'idéalisme, voire le naturalisme, et la nouvelle vague psychologisante : ma relation avec Mme Dalleray n’est-elle rien d’autre qu’une faible tentative de combler quelque carence affective grâce aux caresses d’une mère de deux enfants ? Je ne sais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et maintenant, nous sommes au cœur des années 1940. Je suis allongé sur un vaste champ de bataille désert. Je suis peut-être blessé, mais je ne le sais pas encore, je ne sens rien, absolument rien. Ma poitrine se soulève et s’affaisse doucement. Voyage au bout de l’absurde...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;You know, now that I’m drunk, it’s all clear for me. We cannot go on like this. It can’t happen again. It’s easier when I’m the only one to suffer, but now you’re here. And I’m sorry you’re involved. I’ll tell you what, get drunk.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et en disant cela, ses yeux brillent. J’ai même cru voir une larme. Son anglais serait parfait, ne serait-ce la touche de chaleur que l’Italie lui insuffle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;I am drunk.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;So you can try not to think about anything. That’s easy when you’re drunk.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;I can’t.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Just try. Please. Please.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;I am trying, I promess, I am trying really hard. But... I cannot stop my mind from coming back and back to you. I wish I could. Being drunk just makes it worse. I can’t help looking at your lips, your eyes. I can’t help thinking I just want to kiss you ! How weird is that. Guess what, there is that picture that G. took at Temple Bar Square, when we were together, the other night. You’re against me and your face is all lit up with a big smile and it is that smile I love so much. And I’m looking at this picture every night before I go to sleep, cause if I don’t I know I just won’t sleep and it’s gonna be another empty night. And I’m staring at it every fucking night we’re not together ! I’m getting more and more confused, you know. &lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors elle se blottit contre moi, dans mes bras, sa tête frisée sur mon épaule, son nez dans mon cou froid. Et elle est juste restée là, comme ça, sans rien dire, sans bouger, sauf pour accentuer encore la pression de ses bras dans mon dos, là, violemment elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et elle est partie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis réfugié ce matin à la National Gallery de Dublin. Dans la salle de Jack B. Yeats. Seul. Dans ces couleurs et cette densité qui pénètrent si profondément. Et je me souviens des mots de Beckett :&lt;em&gt; to be an artist is to fail.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois la revoir ce soir. Et j’aimerais pouvoir quitter ce monde avec elle pour échapper aux « circonstances ». Mais qui peut s’enfuir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On n’écrit jamais si mal que lorsque l’on écrit sur ce qu’on aime.&lt;br /&gt; &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31536826-115496655967903742?l=lorme-bleu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/feeds/115496655967903742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31536826&amp;postID=115496655967903742' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115496655967903742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115496655967903742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/2006/08/le-7-aot-2006.html' title=''/><author><name>Scarbo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11608306024668239773</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.megapsy.com/Peinture_moderne/images/043Picasso.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31536826.post-115488542962966634</id><published>2006-08-06T19:28:00.000+02:00</published><updated>2006-08-06T19:30:29.640+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le 3 août 2006...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est quatre heures du matin. Je viens de rentrer du centre de Dublin, où j'ai passé la soirée. Comment dire... ? Tant d'émotions, tant de rires, de déchirures aussi. Je ne pensais pas retrouver cela ici, au cœur de cette Irlande mythique, mais pourtant c'est en quelque sorte dans l'ordre des choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'écoute I'm not an addict de K's Choice. C'est tellement ça. Oh, et cette fois elle est italienne. Des cheveux bruns frisés jusqu'aux épaules, un sourire merveilleux, ce sourire... Ce sourire hante mes pensées dès que je tente de fermer les yeux, il est là, contre moi, mon épaule, ma joue, mes lèvres, et sa main qui se glisse autour de ma taille, dans le creux de la mienne, sa chaleur imprévisible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;It is not a habbit, it's cool, I feel alive. Je n'ai pas envie de lui chercher un prénom. Le vrai m'obsède déjà bien assez. Rencontrée sur Temple Bar Square. On se parle, elle sourit, ce sourire... Nous buvons beaucoup. Ensuite, mon bras glisse contre elle, on se regarde, je l'embrasse. Elle a le goût du gin lemon qu'elle vient de boire. C'était hier soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, nous nous retrouvons. Elle est plus distante, presque mal à l'aise. Elle dit qu'elle doit me parler. J'ai peur. Oui, j'ai peur, pour la première fois depuis longtemps. Les autres nous rejoignent, on se dirige vers un bar où le guitariste déchire l'air à force de violents accords. Je lui demande de sortir un peu avec moi, pour une cigarette. Elle fume nerveusement et dit qu'il y a ce type, en Italie, dont elle est amoureuse. Violemment. Elle est à lui. Elle déteste ça. Je comprends, mais je dis combien j'ai envie de la prendre dans mes bras. L'embrasser, juste l'embrasser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous reste deux semaines. Je vais te dire ce que je pense. Dans deux semaines, quoi qu'il arrive, chacun partira de son côté. Toi l'Italie, Rome, pour moi Paris. Et tout sera fini. Alors on peut ignorer ce qui s'installe entre nous et se dire que de toute façon ça n'aurait pas duré. Mais tu es là, tu me souris, et je ne peux pas me résoudre à te laisser filer entre mes doigts comme un sable trop fragile. J'aime quand tu souris. Je veux juste que tu te sentes bien. Que tu arrêtes de penser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme ça, oui. Embrasse-moi, souris-moi. Viens contre moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des lumières à déchirer le ciel. Des gens qui nous interpellent dans la rue, le bonheur est une langue universelle. Et tu pars déjà. Reste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je t'en prie. Il est quatre heures du matin. J'écris comme un adolescent. J'ai trop bu, j'ai toujours ce goût de gin lemon sur les lèvres. Ton odeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je t'aime. Et je ne peux pas te le dire, toi tu appartiens à un autre. Ca ne fait rien. Je t'aime. Je t'aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je t'aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31536826-115488542962966634?l=lorme-bleu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/feeds/115488542962966634/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31536826&amp;postID=115488542962966634' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115488542962966634'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115488542962966634'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/2006/08/le-3-aot-2006.html' title=''/><author><name>Scarbo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11608306024668239773</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.megapsy.com/Peinture_moderne/images/043Picasso.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31536826.post-115426955461760004</id><published>2006-07-30T16:24:00.000+02:00</published><updated>2006-07-30T16:27:23.376+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le 28 juillet 2006...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma première soirée irlandaise s’ouvre entre deux cercles de feu, deux arcs de flammes folles et insoumises. La bière réchauffe toute la rue. Au centre, parmi les étincelles, un corps brun se meut silencieusement. Tous les regards sont attachés à l’orbite que décrivent les longs bras fins, la courte chevelure, et jusqu’aux seins brûlants qui ondulent, doucement. Mon regard le premier. Une fièvre blanche s’empare de mes pensées. Cette fièvre m’emporte dans la danse muette qui se déroule devant moi. Cette fièvre me ronge lentement, petit à petit. Cette fièvre grandit tant que je me fonds en elle et elle en moi, et je deviens cette fièvre, et je me perds en moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petra, slovaque, arrivée depuis peu à Dublin pour apprendre les bolas, a des yeux de cristal, bruns, profonds mais lumineux. On se parle, et je n’ai jamais entendu plus belle langue que cet approximatif anglais qui échappe à ses lèvres. Je lui dis que sa façon de bouger me fascine (j’ai retrouvé, après tant d’années, cette grâce, cette harmonie physique impossible). Et je pars alors qu’elle reprend les chaînes enflammées. Elle sera là demain, peut-être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis les figures se succèdent, tourbillonnent dans les reflets ambrés de la bière brune qui submerge tout. Deux anglaises de Manchester nous promettent de revenir demain, et la brune a des yeux brillants quand elle me regarde. Elles rient tellement. Et nous embrassent, moi et G, avant de disparaître dans la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, rencontre avec trois françaises sur la place de Temple Bar. Les amis sont fatigués, ils se désintéressent, restent entre eux. Je suis seul avec elles. Je suis assis tout près, trop près, leur faisant face, et je parle, parle, plonge dans leurs regards humides. Jazz, lettres, spectacles, nous évoquons une jeunesse de l’art, et, un peu surpris de trouver dans de si beaux visages tant d’affinités, j’oublie l’heure. Elles s’en vont enfin, mais j’ai dans mon sourire un rendez-vous le lendemain. Et je me demande encore comment je vais pouvoir m’arranger de cette attirance pour deux d’entre elles. Demain…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous rentrons à l’appartement dans Dublin qui s’endort. Je ne suis là que depuis quelques heures, mais je m’y sens chez moi. Je brûle une dernière cigarette sur le trottoir. Je ne pense plus. Une, deux étoiles s’allument. Un lampadaire s’éteint. J’ai la tête pleine de murmures. Enfin je me couche dans mon duvet, sur le parquet trop dur, qu’importe… La nuit est douce…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31536826-115426955461760004?l=lorme-bleu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/feeds/115426955461760004/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31536826&amp;postID=115426955461760004' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115426955461760004'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115426955461760004'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/2006/07/le-28-juillet-2006.html' title=''/><author><name>Scarbo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11608306024668239773</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.megapsy.com/Peinture_moderne/images/043Picasso.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31536826.post-115426945872983019</id><published>2006-07-30T16:22:00.000+02:00</published><updated>2006-07-30T16:27:10.280+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le 27 juillet 2006...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Journée vide, s’il en est. Je n’ai pas voulu aller au centre pour voir Mme Dalleray, prétextant mes valises à faire. J’ai hâte d’être ailleurs. Même si hier, soirée de rêve avec elle dans un petit hôtel champêtre, son sourire dans une bouffée de cigarette ; son bracelet je-l’ai-fait-moi-même à mon poignet qui s’en fout de mes protestations ; ses cris qui ont l’air de la surprendre elle-même pendant ça… Ouais, ouais. Je dois être malade, parce que cette fois je ne bascule pas dans le sentimental. Je le prends avec recul. Les yeux grand ouverts. Ca pourrait être le signe que finalement, la leçon rentre. Ca pourrait, mais c‘est sûrement pas ça. J’ai trop besoin d’être ébloui par un rire frais, de sentir des doigts hésiter sur ma joue, dans mes cheveux, d’entendre d’impossibles serments murmurés à mon oreille et d’y croire, d’y croire, d’y croire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain, je décolle pour l’Irlande avec une petite bande d’amis. Dublin, peut-être Cork… J’ai besoin d’air (sans mauvais jeu de mots). Marre d’être le garçon parfait-mature-beau-comme-un-ange-tendre-et-oh-j’ai-envie-de-toi. Il faut que je réapprenne à avoir peur, peur de perdre celle que j’aime, peur de tout gâcher par un geste, un mot déplacé. Je ne supporte plus d’être insouciant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moralité : chassez l’amour, il revient au galop… (qui a dit «le naturel» ?)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31536826-115426945872983019?l=lorme-bleu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/feeds/115426945872983019/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31536826&amp;postID=115426945872983019' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115426945872983019'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115426945872983019'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/2006/07/le-27-juillet-2006.html' title=''/><author><name>Scarbo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11608306024668239773</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.megapsy.com/Peinture_moderne/images/043Picasso.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31536826.post-115386589194430175</id><published>2006-07-26T00:15:00.000+02:00</published><updated>2006-07-26T00:21:17.620+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;  Le 26 juillet 2006...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ce soir, rendez-vous avec Mme Dalleray. Tendre Mme Dalleray. La couleur est déjà annoncée : « ce soir, m’a-t-elle dit, ce soir je te fais l’amour ». Mme Dalleray a trente-sept ans, excusez du peu. Alors elle est plutôt franche là où les filles de mon âge restent pudibondes. Ce qui n’est pas vraiment désagréable… Mais quelle histoire d’amour peut-on vivre lorsqu’elle a deux gosses et que moi, moi je vis loin d’ici, que moi j’ai la vie devant moi et toujours des illusions d’enfant - malgré toutes les déconvenues -, que moi, enfin, je n’aime franchement et complètement que ses caresses artistes et ses expertes étreintes?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Alors j’écoute les valses de Chopin et je songe aux sourires qu’il faudra distribuer ce soir (« ce soir, je te fais l’amour ») et au masque de tendresse qui nous recouvre tous deux et qui, je crois, l’aveugle - peut-être volontairement d‘ailleurs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Pardonne-moi, Mme Dalleray. Tu dis toi-même que je suis peut-être trop mature, que parfois même je t’intimide. Et voilà que la maturité me pousse à détester les airs de femme amoureuse que tu te donnes, alors que parmi tant d’autres tu sais bien que nous ne serons jamais amoureux, à peine amants. Pardonne-moi de ne pas me piquer au jeu. Je connais trop bien la douleur qui ressort de ces dés là, une fois abattues toutes les cartes .         &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31536826-115386589194430175?l=lorme-bleu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/feeds/115386589194430175/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31536826&amp;postID=115386589194430175' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115386589194430175'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115386589194430175'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/2006/07/le-26-juillet-2006.html' title=''/><author><name>Scarbo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11608306024668239773</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.megapsy.com/Peinture_moderne/images/043Picasso.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31536826.post-115382938542156374</id><published>2006-07-25T14:08:00.000+02:00</published><updated>2006-07-25T19:19:29.626+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le 25 juillet 2006, plus tard…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mademoiselle Noir. De longs cheveux noirs bouclés, doux comme des algues. J’y entendais la mer et parfois, en cherchant bien, j’y trouvais la nacre d‘un coquillage en forme d’oreille. Quels soupirs s’abattaient alors sur mon rivage ! Quels rouleaux d’écume tournoyaient dans ses yeux ! Et le grand goéland s’envolait du creux de nos ventres, avec un cri strident, si vite qu’on avait à peine le temps de voir l’éclair d’argent de ses ailes tournoyer entre deux chalands.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Dors bien, mon garçon extraordinaire. Je t’aime.» L’écran de mon portable marque 2h du matin. Mademoiselle Noir n’accepte pas mon départ. Elle cherche à s’ancrer de tout son être dans notre fjord de solitude, mais j’ai déjà gonflé mes voiles, je suis loin. Un mois déjà. Un mois que j’erre en loup de mer, mâchant ma chique improbable, traînant dans de pauvres bouges abandonnés contre l’océan, offerts à son incessant ressac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, je suis quelqu’un qui part. J’ai la tangente dans la peau. Vieux navigateur, je ne suis jamais à l’aise par temps calme - je regrette, dans la platitude d’une mer tendre, la morsure excitante du sel, le coup de sang que fait naître un vent de tempête lorsqu’il claque dans la voilure, le doux vertige du roulis de la coque sur les vagues… Oui, je blesse ceux qui veulent rester, bien malgré moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Courage, Mademoiselle Noir. Un jour, tu comprendras peut-être toute l’ivresse de l’appel du large. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31536826-115382938542156374?l=lorme-bleu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/feeds/115382938542156374/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31536826&amp;postID=115382938542156374' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115382938542156374'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115382938542156374'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/2006/07/le-25-juillet-2006-plus-tard.html' title=''/><author><name>Scarbo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11608306024668239773</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.megapsy.com/Peinture_moderne/images/043Picasso.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31536826.post-115382253832303093</id><published>2006-07-25T12:14:00.000+02:00</published><updated>2006-07-25T14:34:33.466+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le 25 juillet 2006…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gloomy Sunday en fond sonore, voilà de quoi inciter aux remémorations lugubres. Mais je me sens plus inspiré pour évoquer un peu l’atmosphère de ma prépa parisienne, dans laquelle j’aurai le «plaisir» inimaginable de revenir pour une troisième et dernière année dès septembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier jour, beaucoup de regards en coin. Un prof de lettres bave en ahanant quelques phrases de Félix Fénéon. Le ton est donné : «sexuelle agression sur un quasi-bébé». Ou comment provoquer l’antipathie générale, d’un seul coup d’alexandrin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà des amitiés se forgent, dans les couloirs miteux de l’internat auto-proclamé. Pour ma part, j’appelle ça un camp de réfugiés. «Scarbo, bizutage général ce soir ! Qu’est-ce qu’on fait ?» Vous imaginez ma lassitude. Ensuite, les débats nocturnes interminables dans les salles véreuses et délaissées des «taupins». Sartre ou Aron ? Marx ou Friedman ? Bourdieu ou Boudon ? Et les dessins obscènes, lys royaux phalliques et autres paraboles douteuses, tracés à la craie sur les tableaux poudreux pour tancer les sup étoile. Sans parler des orages que Black Mamba, femme de ménage assignée aux dortoirs 1 et 2, faisait pleuvoir sur les infortunés qui ne l’avaient pas vu s’engouffrer dans le couloir, armée d’un manche à balais et d’un seau de lessive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la classe elle-même, c’est un bel échantillon de ce qu’on a ici pour coutume de nommer «l’élite de la France», à savoir un tas de petits bourgeois capables de disserter pendant six heures sur à peu près tout et n’importe quoi. Adorables, pour la plupart, cultivés, aimables, bons camarades. Parfois même d’une remarquable intelligence. Beaucoup de filles d’ailleurs : je suppose que c’est un effet collatéral de l’appellation de notre section - «littéraire et sciences sociales». Bref, une promotion agréable et plutôt stimulante. Et c’est parti pour deux ans de labeur acharné, à potasser de gigantesques manuels poussiéreux, à s’acharner sur des équations algébriques et des sujets philosophiques bidons - «chien méchant» - devant les ‘colleurs’ attitrés, payés cinquante euro l’heure, et parfois… particuliers. Tout y passe, du beau gosse complètement shooté («tu fous ça dans l’équation et ça converge ; c’est hyper cool») à la bombe portugaise frigide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les profs s’évertuent à faire de nous d’implacables machines à pondre les dissertations, souvent avec brio, cf la «métaphore de la veste» très prisée par notre (nouveau) professeur de lettres. Le programme défile en consumant nos nuits : la France de 1870 à nos jours et le monde au Xxème siècle, Spinoza, Kant et Platon jusqu’à plus soif, Apollinaire, Gide, Stieglitz, Durkheim, Peterloo et l’époque victorienne, les espaces vectoriels, et soudain, irruption brusque, presque un éclair dans mes nuits, Mademoiselle Noir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier baiser devant la bibliothèque, comme il se doit pour deux élèves de prépa, et comme il se doit, laisser filer le temps cet après-midi là, comme si on avait le choix, comme si après tout plus rien d’autre ne comptait. Une histoire de neuf mois, où je ne retrouvai pas la grâce déjà évoquée, mais une source de fraîcheur, bulle d’oxygène dans mon monde trop compressé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Mademoiselle Noir est une autre histoire… &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31536826-115382253832303093?l=lorme-bleu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/feeds/115382253832303093/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31536826&amp;postID=115382253832303093' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115382253832303093'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115382253832303093'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/2006/07/le-25-juillet-2006-gloomy-sunday-en.html' title=''/><author><name>Scarbo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11608306024668239773</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.megapsy.com/Peinture_moderne/images/043Picasso.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31536826.post-115374629046522794</id><published>2006-07-24T13:43:00.000+02:00</published><updated>2006-07-25T14:37:37.703+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le 24 juillet 2006...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;C'est ici que commence le carnet de bord de mes dérives quotidiennes. Il faudrait sans doute que je vous parle un peu du temps, de la chaleur navrante qui suinte aux tempes, et que j'en vienne ainsi, par transition, à décrire mon état d'esprit - ce qui expliquerait vraisemblablement pourquoi j'écris tout cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, je ne suis pas d'humeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Appelez-moi Scarbo. C'est tout ce qu'il vous faudra savoir de moi. Le reste surgira dans les récits parfois fidèles, parfois transformés, voire inventés, de certains épisodes de ma vie. Je ne prétends pas à l'honnêteté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant toute chose, je dois revenir plusieurs années en arrière, alors que j'étais encore lycéen. Lycéen on ne peut plus banal, j'en ai peur, partageant avec tous les autres la belle illusion d'être absolument différent. Et soudain, le choc&lt;em&gt;. Thousands of hair, two eyes only, it's you&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;Some skin, billions of genes, again it's you&lt;/em&gt;. Elle avait ce que je ne cesse de poursuivre depuis dans chaque femme aimée, à savoir cette grâce fluide et féline qui confèrait à chaque balancement de chaque courbe de son corps une harmonie totale - j'allais même écrire "totalitaire". Appelez-la Belle-de-Nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assis contre elle, son souffle près de mon visage, indécis, mon souffle impatient, mais inexpérimenté, n'osant pas. Alors des silences à décrocher la lune. Parfois une cigarette, partagée, nous permettait de goûter sans trahir un peu des lèvres de l'autre. Les yeux de Belle-de-Nuit sourient et brillent doucement. On dirait un chat tapi dans l'ombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et vient l'assassinat, furtif, inattendu, imprévisible. Le couteau froid se plante entre mes deux épaules - j'ai à peine le temps d'entrevoir le regard sombre et fuyant du traître, un &lt;em&gt;vieil&lt;/em&gt; ami. Alors Belle-de-Nuit révèle qu'elle est une éphémère et tombe en tournoyant, comme un pétale au grès du vent. Depuis, l'oubli qui fait son chemin partout m'a sans doute effacé de sa mémoire... Pourtant c'est en partie elle qui m'a fait. Elle qui m'a donné la soif de cette grâce originelle, divine, que je retrouve parfois, sous d'autres formes, chez d'autres femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais, pour finir, citer le poème &lt;em&gt;Ondine&lt;/em&gt; d'Aloysius Bertrand. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;em&gt;... Je croyais entendre&lt;br /&gt;Une vague harmonie enchanter mon sommeil,&lt;br /&gt;Et près de moi s'épandre un murmure pareil&lt;br /&gt;Aux chants entrecoupés d'une voix triste et tendre. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;em&gt;Ch. Brugnot. - Les deux Génies.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;em&gt;«Ecoute ! - Ecoute ! - C'est moi, c'est Ondine qui frôle de ces gouttes d'eau les losanges sonores de ta fenêtre illuminée par les mornes rayons de la lune; et voici, en robe de moire, la dame châtelaine qui contemple à son balcon la belle nuit étoilée et le beau lac endormi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;» Chaque flot est un ondin qui nage dans le courant, chaque courant est un sentier qui serpente vers mon palais, et mon palais est bâti fluide, au fond du lac, dans le triangle du feu, de la terre et de l'air.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;» Ecoute ! - Ecoute ! - Mon père bat l'eau coassante d'une branche d'aulne verte, et mes sueurs caressent de leurs bras d'écume les fraîches îles d'herbes, de nénuphars et de glaïeuls, ou se moquent du saule caduc et barbu qui pêche à la ligne !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa chanson murmurée, elle me supplia de recevoir son anneau à mon doigt pour être l'époux d'une Ondine, et de visiter avec elle son palais pour être le roi des lacs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et comme je lui répondais que j'aimais une mortelle, boudeuse et dépitée, elle pleura quelques larmes, poussa un éclat de rire, et s'évanouit en giboulées qui ruisselèrent blanches le long de mes vitraux bleus. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31536826-115374629046522794?l=lorme-bleu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/feeds/115374629046522794/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31536826&amp;postID=115374629046522794' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115374629046522794'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115374629046522794'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/2006/07/le-24-juillet-2006.html' title=''/><author><name>Scarbo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11608306024668239773</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.megapsy.com/Peinture_moderne/images/043Picasso.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31536826.post-115366193263306500</id><published>2006-07-23T15:07:00.000+02:00</published><updated>2006-07-25T14:38:44.683+02:00</updated><title type='text'>Préface</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Voici ce qu'indique le dictionnaire &lt;em&gt;Hachette&lt;/em&gt; :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;orme &lt;/em&gt;: arbre de nos régions (fam. des ulmacées), aux feuilles alternes dentelées,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;aux fleurs rougeâtres, hermaphrodites,&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;dont le fruit est un akène ailé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;J'aime la toile A&lt;em&gt;rbres bleus&lt;/em&gt; de Gauguin. Il faut avouer m'en être inspiré pour mon titre. Mais le simple concept d'arbre ne suffisait pas à servir le dessein que je nourris. "O, suprême clairon plein des strideurs étranges [...]" comme disait l'autre. J'ai toujours voulu colorier le monde. Incapable de dessiner, il ne me restait que la plume pour chercher ses nuances ("ciel ironique et cruellement bleu"). &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Finalement, c'est un peu comme repeindre les murs trop écaillés de ma maisonette. Et là j'y jette toutes les teintes de mes délires. Mais consciemment.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31536826-115366193263306500?l=lorme-bleu.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/feeds/115366193263306500/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31536826&amp;postID=115366193263306500' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115366193263306500'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31536826/posts/default/115366193263306500'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lorme-bleu.blogspot.com/2006/07/prface.html' title='Préface'/><author><name>Scarbo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11608306024668239773</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://www.megapsy.com/Peinture_moderne/images/043Picasso.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
